Les huiles essentielles

Les huiles essentielles (HE) sont des substances extraites de certains végétaux (plantes aromatiques). Le plus souvent liquides à température ambiante, de texture grasse et de densité en général inférieure à celle de l’eau, elles sont liposolubles.

Depuis la 9ème édition de la Pharmacopée en 1972, et d’après la norme AFNOR NF T 75-006 de 1987, la qualification « d’huile essentielle » ne peut être donnée qu’à un produit obtenu à partir d’une matière première végétale, soit par entraînement à la vapeur, soit par expression à froid dans le cas des citrus, soit par distillation à sec.
Nous utilisons exclusivement des HE produites par la méthode d’entraînement à la vapeur ou hydrodistillation (voir schéma ci-dessous) . Ce sont des HE 100 % pures et naturelles.

La richesse et la complexité de leur composition chimique confèrent aux HE de nombreuses propriétés thérapeutiques et assainissantes utilisées à des fins diverses depuis l’Antiquité, à travers les plantes aromatiques. Le rôle biologique des essences au sein de la plante apparaît encore comme obscur. Actuellement, l’hypothèse s’oriente vers une fonction écologique de protection de la plante contre les prédateurs (microorganismes, champignons, insectes, parasites,…) et/ ou d’attraction des pollinisateurs ( par exemple, le géraniol « appelle » les abeilles vers les fleurs).

La médecine a utilisé depuis longtemps les plantes médicinales et aromatiques pour leur pouvoir antimicrobien dans la lutte contre les maladies infectieuses. Elles sont utilisées sous forme de poudre ou de tisane (Tilleul, Menthe, Verveine,…) ou de préparations galéniques (teintures, extraits, sirops, hydrolysats et essences) qui renferment la totalité des principes actifs de la plante.

De nos jours l’industrie de synthèse a relégué à un rang secondaire l’utilisation des vertus des plantes bien qu’elles représentent un mode d’administration commode, peu coûteux et qui n’engendre pas d’effets secondaires, sans parler de la toxicité et du phénomène de résistance des microorganismes causés par les produits de synthèse à la différence des Huiles Essentielles : PRIMUM NON NOCERE (d’abord ne pas nuire).

Pourtant le sujet "allergènes" est souvent évoqué lorsqu´on parle d´Huile Essentielle, voici une petite note informative (références : Parfums et Cosmétiques n° 209 et 211) :

Selon les travaux du Pr. Axel Schnuch de l´Université de Gottingue (Allemagne), l´IFRA a décidé de réviser la liste des substances classées comme allergisantes. En effet, selon lui certaines des 26 substances n´auraient aucune raison de figurer sur la liste d´allergènes établie. M. Houri, directeur de l´IFRA, affirme qu´il faut se baser sur les connaissances scientifiques les plus récentes afin de mettre à jour cette liste. Le contact d´une substance allergisante avec l´organisme ne doit pas entrainer de réaction immunitaire, sauf pour les sujets dits "hypersensibles" où la rencontre entre un antigène et un anticorps engendre des manifestations anormales, liées à une particularité génétique. Les seuils réglementés de teneur en allergènes sont déterminés administrativement et choisis pour éviter de provoquer une réaction chez des sujets déjà sensibilisés à une substance donnée. A noter que le simple fait d´éplucher une orange peut provoquer une réaction d´intolérance chez certains individus hypersensibles. Pour autant, la vente des oranges n´est ni réglementée, ni interdite...

De plus, les composants des HE agissent en synergie (« Le Tout est plus grand que la somme des parties ») et les molécules synthétisées par la Nature disposent d’un plus, un principe qui les met en harmonie avec le mécanisme de la Vie.

Pendant plus d’un siècle, la science a cru devoir opposer les remarquables apports des médicaments de synthèse aux vertus naturelles de la phyto-aromathérapie dont, cependant, ces médicaments étaient bien souvent issus. C’était une erreur qui a conduit  à négliger des solutions simples, efficaces et d’une parfaite innocuité au seul profit de médicaments chimiques qui révèlent parfois des effets secondaires gênants, voire nocifs ou même néfastes.

« Les médecins pourraient tirer des odeurs plus d’usage qu’ils ne font »  Montaigne.

C’est dans cet esprit et à la lumière de ce qui précède que nous avons remis à jour, grâce à une technologie innovante, l’utilisation des HE au quotidien.